L'essentiel

Les points clés de
l’assurance d’un bureau d’études

L’assurance d’un bureau d’études doit être adaptée aux missions réellement exercées, aux spécialités techniques de l’entreprise et à la nature des opérations sur lesquelles elle intervient.

Étudier mon assurance
01

RC professionnelle

Erreur de calcul, défaut de conseil, omission ou préconisation technique inadaptée : la RC Pro couvre les conséquences des fautes commises dans l’exercice des prestations.

02

Responsabilité décennale

Lorsque les missions du bureau d’études sont susceptibles d’engager sa responsabilité décennale, le contrat doit couvrir précisément les activités concernées.

03

Missions et activités déclarées

Conception, études d’exécution, diagnostic, suivi de chantier, économie, OPC, sous-traitance ou cotraitance : le contrat doit correspondre au périmètre réel des missions.

04

Nature des opérations

Montant des travaux, type d’ouvrage, existants, techniques utilisées et ouvrages soumis ou non à l’obligation d’assurance influencent directement l’analyse du risque.

Une expertise dédiée aux assurances de l’ingénierie

montage photo illustrant l'ingénierie de la construction

1 - Une analyse précise de votre activité

Nous étudions vos missions, vos responsabilités techniques et votre environnement d’intervention pour cerner vos besoins réels.
Thomas Lemerre, expert-conseil chez ABE lors d'une consultation

2 - La recherche d’une solution adaptée

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Un technicien et un assureur marchent le long de panneaux photovoltaïques

3 - Un accompagnement dans la durée

Création d’activité, évolution des missions, changement d’assureur ou révision d’un contrat existant : nous vous accompagnons à chaque étape.

Des solutions d’assurance adaptées à chaque métier de l’ingénierie

Bureaux d’études, maîtres d’œuvre, AMO et ingénieries techniques spécialisées n’exercent pas les mêmes missions et ne portent pas les mêmes responsabilités. ABE, spécialiste des assurances de l’ingénierie, conçoit des solutions adaptées à la réalité de chaque activité, en tenant compte des missions confiées, de l’environnement d’intervention et des risques propres à chaque profession intellectuelle du bâtiment.
Un enjeu critique pour les métiers de l'ingénierie de la construction

Les points de vigilance d'un contrat d'assurance BET

dessin trait unique d'une loupe

Missions et activités déclarées

Conception, études d’exécution, diagnostic, suivi, assistance, économie, visa, etc.

Sous-traitance, cotraitance et groupements

Qui porte quelle responsabilité ? Quel CA est sous-traité ? Quelle solidarité ?

Ouvrages soumis ou non à l’obligation d’assurance

Ce point est particulièrement important en ingénierie, notamment pour les activités liées aux VRD, aux infrastructures, à l’industrie ou à l’énergie.

Techniques non courantes et innovation

ATec, ATEx, procédés expérimentaux, matériaux ou systèmes innovants.

Seuils et typologie des opérations

Montant des travaux, grands chantiers, ouvrages complexes, existants.

Garanties et franchises

RC Pro, décennale, dommages immatériels, plafonds, franchises, garanties facultatives.

Assurances des bureaux d’études

Les garanties essentielles pour votre activité

Responsabilité professionnelle, responsabilité décennale et protections complémentaires : votre programme d’assurance doit être construit en fonction de vos missions, de vos spécialités techniques et de la nature des opérations sur lesquelles vous intervenez.

01 · Garanties principales

Protéger vos responsabilités métier

Les deux garanties structurantes pour les bureaux d’études et professionnels de l’ingénierie.

02 · Protections complémentaires

Compléter la protection de votre entreprise

Selon votre organisation, vos équipements, vos véhicules ou vos opérations, d’autres garanties peuvent compléter votre programme d’assurance.

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Un ouvrier et un ingénieur regarde des plans devant des panneaux solaires
Expertise & fiabilité

Contenu vérifié et références

Cette page associe l’expérience technique d’ABE Courtage à des références réglementaires permettant de mieux comprendre les responsabilités et obligations d’assurance des bureaux d’études et professionnels de l’ingénierie.

Thomas Lemerre, Expert Conseil en assurances construction chez ABE Courtage
Contenu vérifié par

Thomas Lemerre

Expert Conseil Assurances Construction Pôle Expertise ABE Courtage

Ingénieur INSA Rennes

Thomas Lemerre a participé à l’élaboration et à la vérification de cette page. Son expérience de l’analyse des risques construction, des responsabilités professionnelles et des sinistres permet d’apporter une lecture technique et assurantielle des problématiques propres aux bureaux d’études, ingénieurs et maîtres d’œuvre.

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Références réglementaires

Textes utiles pour comprendre vos responsabilités

Les obligations d’assurance dépendent notamment de la nature des missions, de la qualité juridique de l’intervenant et du type d’ouvrage concerné. Ces textes constituent le socle réglementaire utilisé dans cette page.

01
Légifrance · Code civil

Article 1792 du Code civil

Définit le principe de responsabilité de plein droit du constructeur pour certains dommages compromettant la solidité de l’ouvrage ou le rendant impropre à sa destination.

Consulter le texte
02
Légifrance · Code civil

Article 1792-1 du Code civil

Précise notamment les personnes réputées constructeurs, parmi lesquelles les techniciens liés au maître d’ouvrage par un contrat de louage d’ouvrage.

Consulter le texte
03
Légifrance · Code des assurances

Article L241-1 du Code des assurances

Prévoit l’obligation d’assurance pour les personnes dont la responsabilité décennale peut être engagée sur le fondement des articles 1792 et suivants du Code civil.

Consulter le texte
04
Légifrance · Code des assurances

Article L243-1-1 du Code des assurances

Identifie plusieurs catégories d’ouvrages exclues des obligations légales d’assurance construction, notamment certaines infrastructures, réseaux et installations techniques, sous réserve des exceptions prévues par le texte.

Consulter le texte

Ces références sont proposées à titre informatif. La qualification juridique d’une mission et les garanties applicables dépendent notamment des prestations réellement exercées, des contrats, de la nature de l’ouvrage et des dispositions du contrat d’assurance concerné.

Support

FAQs

Voici ce que vous devez savoir sur les produits d'assurance spécifiques aux métiers de l'ingénierie de la construction. Vous ne trouvez pas la réponse que vous cherchez ? Contactez-nous !

Quelles assurances prévoir pour un bureau d’études techniques ?

Il n’existe pas un contrat unique adapté à tous les bureaux d’études. La couverture doit être construite à partir des missions réellement exercées, des spécialités techniques, des contrats signés et des opérations sur lesquelles le BET intervient.
La responsabilité civile professionnelle constitue généralement une protection essentielle pour couvrir les conséquences d’une erreur, d’une omission, d’un défaut de conseil ou d’une préconisation inadaptée dans l’exercice de l’activité.
Une assurance couvrant la responsabilité décennale doit également être mise en place lorsque la responsabilité du bureau d’études est susceptible d’être engagée sur le fondement des articles 1792 et suivants du Code civil. L’article L241-1 du Code des assurances impose en effet cette assurance aux personnes exposées à cette responsabilité.
Selon l’activité, d’autres garanties peuvent compléter le programme : cyber, multirisque professionnelle, protection juridique, RC dirigeant ou flotte automobile.

Un bureau d’études doit-il obligatoirement avoir une assurance décennale ?

Pas nécessairement dans toutes les situations.
L’obligation d’assurance ne résulte pas simplement de l’appellation « bureau d’études ». Elle dépend notamment des missions exercées, du lien contractuel avec le maître d’ouvrage et de la nature des ouvrages concernés.
Le Code civil considère notamment comme constructeur un technicien lié au maître d’ouvrage par un contrat de louage d’ouvrage. Lorsque sa responsabilité décennale peut être engagée sur ce fondement, l’article L241-1 du Code des assurances impose qu’il soit assuré pour cette responsabilité.
Il faut donc analyser concrètement les missions : conception, études techniques, dimensionnement, suivi d’exécution, diagnostic ou autres prestations susceptibles d’avoir une incidence sur l’ouvrage.

RC Pro ou décennale : quelle différence pour un BET ?

Les deux garanties répondent à des risques différents et peuvent être complémentaires.
La responsabilité civile professionnelle vise les conséquences de fautes commises dans le cadre des prestations : erreur d’étude, omission, défaut de conseil, préconisation technique inadaptée ou autre manquement professionnel, selon les conditions du contrat.
La responsabilité décennale concerne, dans le champ prévu par la loi, les dommages affectant un ouvrage qui compromettent sa solidité ou le rendent impropre à sa destination. La responsabilité prévue par l’article 1792 du Code civil concerne les constructeurs au sens juridique du terme, dont peuvent faire partie certains techniciens et bureaux d’études.
Le bon raisonnement consiste donc à vérifier quelles responsabilités peuvent réellement être engagées au regard des missions exercées, plutôt qu’à choisir abstraitement entre RC Pro et décennale.

Quelles assurances prévoir pour un maître d’œuvre ?

Le maître d’œuvre peut intervenir sur des missions très différentes : conception, coordination, suivi d’exécution, assistance au maître d’ouvrage ou direction des travaux. Son assurance doit donc correspondre précisément au périmètre de ses interventions.
La RC professionnelle permet de couvrir, selon le contrat, les conséquences de fautes telles qu’une erreur de conception, un défaut de conseil ou un manquement dans la coordination.
Lorsque le maître d’œuvre entre dans le champ des constructeurs défini par le Code civil et que sa responsabilité décennale peut être engagée, il doit également être assuré pour cette responsabilité. Le Code civil vise notamment l’architecte, l’entrepreneur, le technicien ou toute autre personne liée au maître d’ouvrage par un contrat de louage d’ouvrage.
L’analyse doit donc toujours partir des missions contractuelles réelles.

Une mission d’AMO nécessite-t-elle une assurance décennale ?

Pas automatiquement.
Une mission classique d’assistance à maîtrise d’ouvrage consiste généralement à conseiller et assister le maître d’ouvrage : définition du besoin, aide à la décision, consultation des intervenants ou suivi général du projet.
Mais la qualification juridique dépend du contenu réel de la mission. L’article 1792-1 du Code civil inclut notamment parmi les constructeurs certaines personnes agissant comme mandataires du propriétaire lorsqu’elles accomplissent une mission assimilable à celle d’un locateur d’ouvrage.
Une mission présentée comme de l’AMO peut donc nécessiter une analyse plus approfondie si elle comprend de la conception, des prescriptions techniques, de la maîtrise d’œuvre ou des responsabilités dépassant une simple mission d’assistance.
La priorité est de qualifier précisément les prestations et de vérifier leur correspondance avec les activités déclarées au contrat d’assurance.

Quelles assurances pour un ingénieur spécialisé indépendant ?

Un ingénieur indépendant doit être assuré en fonction de ses prestations réelles, et non uniquement de son titre ou de sa spécialité.
Structure, fluides, électricité, façade, acoustique, VRD, géotechnique ou économie de la construction peuvent exposer à des responsabilités très différentes.
Une RC professionnelle permet généralement de couvrir les conséquences de fautes commises dans l’exercice des prestations, sous réserve des garanties, exclusions et limites prévues au contrat.
Lorsque l’ingénieur est juridiquement susceptible d’engager sa responsabilité décennale dans le cadre de ses missions, il doit également disposer d’une assurance couvrant cette responsabilité.
Pour un indépendant, il est particulièrement important de vérifier la cohérence entre missions déclarées, contrats clients, types d’ouvrages, montants d’opérations et garanties souscrites.

Comment sont assurées les missions réalisées en sous-traitance ?

La sous-traitance doit être analysée séparément des missions réalisées directement pour le maître d’ouvrage.
L’article 1792-1 du Code civil vise notamment les techniciens liés au maître d’ouvrage par un contrat de louage d’ouvrage. La situation d’un BET intervenant en sous-traitance n’est donc pas nécessairement identique à celle d’un intervenant directement contractant avec le maître d’ouvrage.
Cela ne signifie pas pour autant que l’intervention du sous-traitant est dépourvue de responsabilité ou de risque assurantiel. Il faut vérifier notamment :
- les responsabilités prévues dans le contrat de sous-traitance ;
- les missions réellement réalisées ;
- les activités déclarées à l’assureur ;
- les garanties mobilisables en cas de dommage.
Pour un BET réalisant une part importante de son activité en sous-traitance, ce point doit être identifié dès la souscription.

Qu’est-ce qu’un ouvrage non soumis à l’obligation d’assurance décennale ?

Le Code des assurances prévoit que certains ouvrages sont exclus des obligations légales d’assurance construction, notamment plusieurs catégories d’infrastructures et d’ouvrages techniques.
L’article L243-1-1 cite notamment certains ouvrages routiers, portuaires, ferroviaires, ouvrages de traitement de déchets, réseaux, canalisations, ouvrages de production ou de transport d’énergie et autres infrastructures. Certaines exclusions connaissent toutefois des exceptions, notamment lorsqu’un ouvrage est accessoire à un ouvrage lui-même soumis à l’obligation d’assurance.
Pour un BET intervenant en VRD, infrastructures, industrie ou énergie, il est donc important de distinguer :
responsabilité potentielle de l’entreprise
et
obligation légale de souscrire une assurance décennale.
L’absence d’obligation légale d’assurance ne signifie pas nécessairement absence de responsabilité ni absence de besoin de couverture.

Les techniques non courantes sont-elles automatiquement couvertes par une assurance décennale ?

Non.
Le fait qu’une activité ou une mission soit déclarée ne permet pas, à lui seul, de conclure que tous les procédés techniques utilisés sont couverts sans condition.
Selon les contrats et les assureurs, l’utilisation de techniques, procédés ou matériaux sortant des référentiels couramment acceptés peut nécessiter une analyse particulière, une déclaration préalable ou une validation spécifique.
Pour un bureau d’études intervenant sur des procédés innovants ou atypiques, il faut notamment vérifier : le procédé utilisé, sa documentation technique, le périmètre des missions du BET, les clauses du contrat d’assurance et les éventuelles restrictions de garantie.
Une vérification spécifique des conditions du contrat, voire une validation préalable par l’assureur, peut donc être nécessaire avant d’intervenir sur un procédé non courant.

Quels éléments influencent le prix d’une assurance pour bureau d’études ?

Le tarif ne dépend pas uniquement du chiffre d’affaires.
Les assureurs analysent généralement plusieurs caractéristiques du risque, parmi lesquelles peuvent figurer :
les activités et spécialités exercées, la nature des missions, le chiffre d’affaires, la part de sous-traitance, les montants des opérations, les types d’ouvrages, les techniques utilisées, l’expérience de l’entreprise et son historique de sinistres.
Les niveaux de garantie, franchises et extensions demandés ont également une incidence sur les conditions proposées.
Deux bureaux d’études réalisant le même chiffre d’affaires peuvent donc obtenir des conditions très différentes s’ils n’exercent pas les mêmes missions ou n’interviennent pas sur les mêmes opérations.

Pourquoi faire auditer son contrat d’assurance lorsqu’un BET fait évoluer ses activités ?

Parce qu’un contrat adapté au moment de sa souscription peut devenir moins cohérent si l’activité évolue.
Une nouvelle spécialité, l’augmentation du montant des chantiers, le développement de missions d’exécution, l’intervention sur de nouveaux types d’ouvrages ou l’utilisation de nouveaux procédés peuvent modifier l’exposition au risque.
Un audit permet notamment de comparer :
les activités réellement exercées avec celles déclarées au contrat, les plafonds et franchises, les exclusions, les conditions liées aux opérations et les besoins nouveaux de l’entreprise.
L’objectif n’est donc pas uniquement de rechercher un tarif différent, mais de vérifier que la couverture reste cohérente avec l’activité actuelle du bureau d’études.
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