Réception des travaux : PV, réserves, garanties… et DAACT - guide 2026

La réception des travaux n’est pas une formalité : c’est le moment où un chantier “bascule” — responsabilités, garanties, paiement, réserves… tout se joue sur un procès-verbal de réception, souvent signé dans l’urgence, au milieu des dernières reprises. Pour les professionnels de la construction et de l’immobilier, une réception mal cadrée peut vite devenir un sujet de litige, de planning… et de sinistre. Et comme si cela ne suffisait pas, une autre étape vient fréquemment brouiller les cartes : la DAACT, indispensable côté urbanisme, mais différente du PV de réception. Dans ce guide, on remet de l’ordre, on explique simplement, et on partage une méthode concrète pour sécuriser la fin de chantier.
Sommaire :
Sur le terrain, la fin de chantier ressemble rarement à une ligne d’arrivée nette. Il reste une poignée de reprises, des documents qui manquent, un planning d’ouverture qui n’attend pas, des lots qui se croisent… et une pression diffuse : “on signe, on avance”.
Sauf que la réception ne sert pas à “faire plaisir” au planning. Elle sert à poser une date et un périmètre, puis à encadrer ce qui suit :
- Ce qui est accepté (et ce qui ne l’est pas encore),
- Ce qui reste à corriger (les réserves),
- Comment on le corrigera (délais, modalités de levée, preuves),
- Et, surtout, à partir de quand on considère que l’ouvrage entre dans sa vie “après-chantier” (avec ses conséquences contractuelles, techniques, financières… et assurantielles).
Dans beaucoup d’opérations, tout s’enchaîne au même moment : on remet les clés, on commence à aménager, on fait tourner les installations, on accueille des occupants. Et, par glissement, on parle de “réception” comme d’une simple étape logistique.
En réalité, ces notions n’ont pas le même poids.
La remise des clés : le geste pratique
On vous transmet l’accès. C’est utile, parfois indispensable, mais ce n’est pas une preuve suffisante de ce qui a été accepté, ni dans quel état.
La prise de possession : le fait matériel
Un local est occupé, exploité, ou mis en location. C’est concret… et c’est précisément ce qui peut créer des débats ensuite : “tel défaut est-il lié au chantier ou à l’usage ?” “cette trace était-elle déjà là ?”
La réception : l’acte qui “photographie” la fin de chantier
La réception est le moment où l’on acte, noir sur blanc, ce qui est réceptionné, à quelle date, et avec quelles réserves. C’est votre point d’appui quand les souvenirs divergent et que les intérêts s’opposent.
Petite règle de bon sens : si le chantier est “fini” mais que personne ne peut dire précisément ce qui a été accepté et ce qui doit être repris, vous êtes dans une zone propice aux tensions (et aux déclarations tardives).
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Un bon PV n’est pas forcément long. Il est surtout lisible, cadré et vérifiable. À minima :
- Périmètre exact : opération / bâtiment / lots / zones concernés (et ce qui est exclu, s’il y a lieu)
- Date + date d’effet retenue (détail crucial)
- Décision : réception sans réserves / avec réserves
- Réserves listées : localisation, description factuelle, niveau de priorité
- Délais de levée + modalités de constat (qui valide, comment, avec quelles preuves)
- Annexes : photos, liste des documents remis, éventuelles fiches de contrôle
Une réserve efficace, ce n’est pas “malfaçon” ou “à revoir”. C’est une phrase qui permet, trois semaines plus tard, de répondre sans débat aux trois questions :
- Où est le point ?
- De quoi s'agit-il exactement ?
- Comment sait-on que c’est levé ?
Exemples :
- “R+1 – chambre 2 : porte placard coulissante, rail haut désaxé, frottement à l’ouverture. Réglage + reprise alignement. Levée après essai d’ouverture/fermeture x10.”
- “Toiture – versant nord : traces d’humidité en sous-face au droit de la noue. Contrôle + reprise étanchéité. Levée avec photos + contrôle visuel post-pluie.”
À éviter :
- réserves “fourre-tout”,
- jugements (“travail bâclé”),
- réserves sans critère de levée.
La DAACT (Déclaration attestant l’achèvement et la conformité des travaux) est, en quelque sorte, le “papier d’urbanisme” de fin de chantier. Elle sert à déclarer à l’administration que les travaux sont terminés et conformes à l’autorisation obtenue (permis de construire, déclaration préalable…).
Important : la DAACT ne remplace pas la réception. La réception, c’est le contrat et le PV (acceptation, réserves, suivi). La DAACT, c’est l’urbanisme (conformité administrative).
Pourquoi on la voit revenir dans les échanges ? Parce qu’elle intervient souvent au moment où tout s’accélère : mise en exploitation, vente, refinancement, mise en location, livraison à un exploitant… Et elle peut devenir un point de blocage si elle est déposée trop tôt, trop tard, ou si des écarts de conformité apparaissent.
Les confusions qu’on rencontre le plus souvent
- “On a déposé la DAACT, donc c’est réceptionné.” → Non : ce sont deux démarches différentes.
- “On a signé le PV, donc on est conforme.” → Pas forcément : la conformité urbanisme se traite via la DAACT (et, le cas échéant, les échanges avec la mairie).
Le bon réflexe : pensez double check en fin de chantier :
- un volet réception (PV + réserves + levées + preuves),
- un volet urbanisme (DAACT + pièces nécessaires + suivi des délais).
Dans l’idéal, une réception se conclut par un PV clair, daté, signé, avec des réserves formulées proprement. Dans la vraie vie, les scénarios sont plus variés — et c’est là que le niveau de risque grimpe.
1) La réception expresse : le “gold standard”
C’est la configuration la plus saine : les parties se réunissent, constatent l’état de l’ouvrage, et actent la réception par écrit.
Pourquoi c’est la plus sécurisante
- La date est incontestable.
- Le périmètre est cadré (par lot, zone, bâtiment…).
- Les réserves sont listées et suivies.
Bon réflexe (MOE / BET / entreprises) : annexer des photos et une liste des documents remis (DOE, notices, PV d’essais), même si c’est “juste” un renvoi vers un dossier partagé. Ça évite les discussions du type “on ne l’a jamais eu”.
2) La réception tacite : pratique, mais rarement confortable
On parle de réception “tacite” quand, sans PV formel, l’attitude du maître d’ouvrage laisse penser qu’il accepte l’ouvrage (prise de possession, paiement, absence de contestation…).
Le piège : la réception tacite repose sur des indices. Or, en cas de tension, chacun relit ces indices à sa manière.
Signaux d’alerte
- Remise des clés + occupation… mais sans document de réception.
- Paiement substantiel… sans cadrage sur les réserves.
- Début d’exploitation (mise en location, ouverture, entrée d’un exploitant) alors que “la fin de chantier” n’est pas stabilisée.
Conseil simple : si vous sentez que ça glisse vers du “tacite”, remettez du concret : un PV, même court, même avec réserves. Ce n’est pas bureaucratique : c’est de l’hygiène de chantier.
3) La réception judiciaire : quand la fin de chantier devient un dossier
Elle apparaît quand les parties n’arrivent plus à se mettre d’accord sur l’état de l’ouvrage, les réserves, ou même sur le principe de réception.
Ce qu’il faut retenir : on bascule alors sur une logique de preuve et de procédure — donc plus de coûts, plus de délais, plus d’incertitude.
Bon réflexe (avant d’en arriver là) : documenter, documenter, documenter. Un historique d’échanges clair, des constats datés, des photos, des relances formelles, et un PV proposé (même refusé) pèsent lourd quand il faut retracer l’histoire du chantier.
Mini-thermomètre de risque :
- Réception expresse : risque faible (si PV propre)
- Réception tacite : risque moyen à élevé (zones grises)
- Réception judiciaire : risque élevé (temps, coûts, aléas)
Si la réception se joue souvent sur une signature, la qualité de la réception, elle, se joue sur l’organisation. Voici un déroulé simple, utilisé sur le terrain, qui convient aussi bien aux architectes / MOE, aux BET, aux entreprises qu’aux acteurs de l’immobilier.
Étape 1 — Avant la visite : préparer la réception comme un audit
Objectif : arriver le jour J avec les bonnes pièces et une trame de contrôle, pour éviter la réception “au ressenti”.
Check-list express (à adapter par lot)
- Vérifier le périmètre : quels lots / quelles zones / quelles prestations sont réellement “réceptionnables” ?
- Rassembler les documents de fin de chantier (selon l’opération) : DOE/DIUO, notices, fiches techniques, schémas, PV d’essais, plans de recollement, certificats, etc.
- Préparer une liste de points à contrôler : sécurité, étanchéité, fonctionnement, interfaces entre lots, finitions visibles, accès techniques.
- Anticiper la logistique : accès, éclairage, clés, nacelle si nécessaire, personnes présentes, temps de visite.
Bon réflexe (MOE / BET) : envoyer une convocation / invitation claire avec l’objectif et les documents attendus. Quand tout le monde sait “ce qu’on vient faire”, les crispations baissent.
Étape 2 — Le jour J : constater, écrire, cadrer
Objectif : sortir de la visite avec un PV qui ne laisse pas de place à l’interprétation.
Pendant la visite
- Travailler lot par lot ou zone par zone (plutôt que “au fil de l’eau”).
- Photographier les points litigieux, et noter une référence simple (ex : R1-SDB-02).
- Faire préciser, quand c’est utile : est-ce un défaut esthétique, fonctionnel, ou de sécurité ?
Dans le PV : le socle minimum
- Date + date d’effet
- Périmètre réceptionné
- Réception : sans réserves / avec réserves
- Réserves : localisation + description factuelle + critère de levée
- Délais de levée + modalités de contrôle (qui constate, comment, avec quelles preuves)
Bon réflexe (entreprises / artisans) : quand une réserve dépend d’un autre lot (interface), le noter. Ça évite de vous retrouver “seul responsable” d’un sujet à deux.
Étape 3 — Après : piloter la levée des réserves (et garder la preuve)
Objectif : éviter le grand classique : “on a repris” vs “ce n’est pas levé”.
Suivi recommandé
- Tenir un registre de réserves (même simple) : responsable, échéance, statut, preuve.
- Formaliser la levée : photos datées, mail de confirmation, ou PV de levée.
- Si nécessaire : planifier une visite de levée (courte, ciblée) plutôt qu’une visite “fourre-tout”.
Bon réflexe (immobilier / foncières / exploitants) : rattacher ce suivi à vos jalons d’exploitation (entrée locataire, ouverture, livraison exploitant). Une réserve “mineure” peut devenir un irritant majeur en exploitation.
En fin de compte, une réception réussie, c’est une réception où chacun sait : ce qui est accepté, ce qui reste à faire, et comment on prouve que c’est fait.
Dans les opérations d’immobilier tertiaire, de logements, ou de bâtiments multi-lots, la fin de chantier est rarement “tout ou rien”. Un plateau peut être prêt avant un autre, un bâtiment A avant un bâtiment B, un lot technique avant les finitions. D’où une tentation fréquente : réceptionner par phases pour avancer.
C’est parfois la meilleure décision… à condition de la cadrer.
Quand la réception partielle peut être pertinente
- Un bâtiment est exploitable (ou louable) alors qu’un autre est encore en travaux.
- L’exploitation doit démarrer (mise en location, entrée d’un exploitant, ouverture au public) sur une zone bien identifiée.
- Le phasage est prévu depuis le départ (planning, marchés, accès séparés).
Les 5 questions à se poser avant de “réceptionner par morceaux”
- Le périmètre est-il parfaitement clair (zones, lots, interfaces) ?
- Les accès et la sécurité sont-ils compatibles avec la coactivité ?
- Qui prend la main sur la maintenance et les dégradations d’usage dès l’entrée en exploitation ?
- Comment on gère les interfaces entre zones réceptionnées et non réceptionnées (étanchéité, réseaux, finitions, contrôles) ?
- Quel est le plan de preuve : PV par phase, photos, réserves, levées, documents remis ?
Piège classique : une réception “partielle” rédigée de façon vague (ex : “réception des étages 1 à 3”), sans détailler les interfaces et les lots. Résultat : tout le monde pense avoir “raison”, et personne n’a une preuve solide.
À la fin, l’objectif est le même : acter l’acceptation, encadrer les réserves, fixer une date. Mais, selon le cadre contractuel, le chemin pour y arriver et la documentation attendue diffèrent.
Marchés publics : OPR et étapes balisées
Dans les marchés publics, la fin de chantier s’appuie souvent sur des séquences formalisées (dont les OPR – opérations préalables à la réception). L’intérêt : un cadre qui peut faciliter l’organisation… à condition que la traçabilité suive.
Ce que ça change dans la pratique
- Des jalons plus structurés (constats, PV, décisions, levées).
- Un besoin de preuves et de délais clairement posés.
- Une place importante de l’écrit : convocation, compte-rendu, PV, notifications.
Bon réflexe : traiter les OPR comme un vrai “pré-contrôle” : mieux vaut sortir des OPR avec une liste de corrections maîtrisée, que d’arriver en réception avec des surprises.
Marchés privés : la preuve fait souvent la loi
En marchés privés, tout se joue beaucoup sur :
- ce que disent les pièces contractuelles (marché, CCTP/CCAP le cas échéant, planning, modalités de réception),
- et la traçabilité (mails, comptes rendus, photos, PV, listes de réserves).
Ce que ça change dans la pratique
- Moins de “cadre automatique” : la réception dépend davantage de votre organisation.
- Les zones grises sont plus fréquentes (périmètre, date d’effet, réserves implicites).
Bon réflexe : même en privé, gardez une mécanique simple : convocation → visite contradictoire → PV propre → suivi de réserves → preuve de levée.
Quand un bâtiment accueille du public, le planning de fin de chantier n’est pas seulement technique : il est aussi réglementaire et opérationnel. Le risque le plus courant ? Un bâtiment “fini”, mais pas exploitable à la date prévue.
Une séquence réaliste (à adapter selon les cas)
- Fin de travaux + essais + réglages
- Réception (PV) + réserves
- Dossier et visite (le cas échéant) de commission de sécurité
- Ouverture / mise en exploitation
Ce qui fait gagner du temps
- Anticiper les pièces et essais qui seront demandés (désenfumage, SSI, issues, éclairage, signalétique, etc.).
- Identifier les “réserves bloquantes” pour l’exploitation (sécurité, accès, étanchéité, fonctionnement) vs les réserves de confort.
- Prévoir une visite de levée “ciblée” sur les points critiques, plutôt qu’une seconde réception à l’identique.
Bon réflexe : côté MOE/BET, clarifier très tôt ce qui conditionne l’ouverture. Côté immobilier/foncières, intégrer ces jalons dans la communication locataires/exploitants.
La DAACT intervient souvent au moment où l’opération “change de vie” : vente, mise en location, exploitation, entrée d’un exploitant, refinancement… Pour éviter qu’elle ne devienne un point de blocage de dernière minute, voici les repères utiles.
À quel moment la déposer ?
La DAACT se dépose lorsque les travaux sont terminés au regard de l’autorisation d’urbanisme (permis, déclaration préalable…). Dans certains projets phasés, elle peut aussi être déposée par tranche, si l’autorisation a prévu ce phasage.
Qui signe ?
Le principe : c’est le bénéficiaire de l’autorisation qui signe la DAACT. Si un architecte a dirigé les travaux, la DAACT peut être signée par l’architecte.
Quelles pièces joindre ?
Selon la nature du projet, la DAACT peut nécessiter des attestations spécifiques (par exemple accessibilité, prise en compte des exigences environnementales/thermiques, acoustique…). Le point important, côté projet : identifier ces pièces en amont, car elles conditionnent parfois la date de dépôt (et donc le calendrier de vente/exploitation).
Comment la transmettre ?
Le dépôt se fait en mairie (ou via la modalité dématérialisée prévue par la commune). Dans certains cas (notamment à Paris), la démarche passe par un guichet dédié.
Quels délais de contrôle ?
Après réception de la DAACT, l’administration dispose d’un délai pour contrôler et contester la conformité. Sans réponse dans les délais, les travaux sont généralement considérés comme achevés et conformes.
Attestation de non-contestation : quand la demander ?
Si vous avez besoin d’un document opposable pour sécuriser une vente, une mise en location ou un financement, vous pouvez demander une attestation de non-contestation à la mairie. Dans la pratique, c’est souvent ce papier qui “débloque” certains dossiers.
Bon réflexe (immobilier / foncières) : traiter la DAACT comme un jalon projet à part entière, au même niveau que la réception : date cible, pièces à obtenir, responsable, relances, preuve de dépôt.
Pourquoi la réception intéresse autant les assureurs et les gestionnaires de risques ? Parce qu’elle fixe une date pivot : celle qui structure la lecture d’un désordre (avant/après), l’activation de certaines garanties, et la chronologie des responsabilités.
Ce que la date de réception “déclenche” (en pratique)
- Elle sert de point de départ à des garanties post-réception (par exemple la parfait achèvement sur 1 an, la bon fonctionnement sur 2 ans, et la logique des responsabilités de long terme).
- Elle clarifie ce qui relève de travaux à terminer / réserves vs ce qui relève d’un désordre.
Pour les architectes et BET : la meilleure protection, c’est la traçabilité
Dans les dossiers qui se compliquent, la différence se fait rarement sur “qui avait raison” au téléphone. Elle se fait sur :
- un périmètre de mission clair,
- des constats datés,
- des décisions écrites (PV, réserves, levées),
- et des échanges structurés quand un point est à l’interface de plusieurs lots.
Réflexe utile : si une réserve touche une interface (structure/étanchéité, CVC/élec, menuiserie/façade…), documentez-la comme telle. Cela évite les mises en cause “par défaut”.
Pour les entreprises et artisans : éviter le duo « reprise non constatée / preuve manquante »
Le conflit classique, ce n’est pas “on n’a rien fait”. C’est : “on a repris” vs “ce n’est pas levé”. D’où l’intérêt d’un suivi simple : photos, mail de confirmation, PV de levée.
Pour les acteurs de l’immobilier et foncières : aligner exploitation et fin de chantier
Une réserve “mineure” peut devenir un irritant majeur en exploitation (entrée locataire, SAV, image, coût interne). La bonne pratique consiste à lier le suivi des réserves à vos jalons d’exploitation :
- qui reçoit les demandes ?
- qui pilote la levée ?
- sous quel délai ?
- quelle preuve de clôture ?
En résumé : plus le PV est clair et le suivi de réserves cadré, moins vous laissez de place aux zones grises — et plus vous facilitez la gestion technique, juridique et assurantielle si un dossier se tend.
L’objectif n’est pas d’avoir un PV “parfait”, mais un PV suffisamment clair pour éviter les interprétations.
1) Dans le PV : le socle minimum
- Opération : adresse, référence, lots/zones concernés
- Parties présentes (ou représentées)
- Date + date d’effet
- Décision : réception sans réserves / avec réserves
- Liste des réserves (localisation + description factuelle + critère de levée)
- Délais de levée + modalités de constat (qui valide, comment)
- Signatures
2) Annexes recommandées
- Photos des réserves (référencées)
- Liste des documents remis (DOE, notices, PV d’essais, plans de recollement…)
- Le cas échéant : schémas / plans annotés pour localiser les réserves
3) Le “petit plus” qui évite les conflits
- Identifier les réserves à interface (dépendantes de plusieurs lots)
- Distinguer : réserve bloquante (sécurité / exploitation) vs réserve de confort
- Prévoir une date de visite de levée (courte, ciblée)
Sources officielles :
- Legifrance : Code civil – Article 1792-6 (définition réception + parfait achèvement 1 an)
- Service-public – DAACT (délais de contestation 3/5 mois + attestation sous 15 jours)
- Code de l’urbanisme – contrôle conformité (R462-1 à R462-10)
- Legifrance : CCAG Travaux (réception / OPR – article 41, version approuvée par arrêté)
- DAJ (Bercy) – formulaires d’exécution marchés (PV OPR, décision réception, PV levée réserves, etc.)
- Service public : Cerfa DAACT (Formulaire 13408*12)
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